Une analyse de l’air intérieur sert à mesurer ce que vos sens ne détectent pas : humidité excessive, spores de moisissure, monoxyde de carbone, radon, composés organiques volatils. On la fait quand un symptôme persiste, après un dégât d’eau, ou avant d’acheter une maison.

La mesure se fait dans les pièces normalement occupées, sous-sol inclus.
La plupart des maisons n’ont pas besoin d’un test annuel. Quatre situations le justifient. D’abord, des symptômes qui suivent la maison : congestion, toux, irritation des yeux ou maux de tête qui s’atténuent quand les occupants s’absentent quelques jours. Le gouvernement du Québec associe directement ces manifestations à une exposition prolongée aux moisissures en milieu résidentiel.
Ensuite, un dégât d’eau : infiltration par la fondation, refoulement d’égout, toiture percée, tuyau gelé. Les moisissures colonisent un panneau de gypse humide en 24 à 48 heures. Troisième cas : une odeur de terre ou de moisi persistante sans trace visible, typiquement dans un vide sanitaire, un entretoit ou derrière un revêtement. Quatrième cas : une transaction immobilière ou un litige locatif, où un rapport de laboratoire daté a une valeur de preuve que l’inspection visuelle n’a pas.
À l’inverse, si une tache noire de 30 cm est visible derrière une machine à laver, l’analyse est souvent superflue : la source est identifiée, il faut passer à la correction et au traitement de la moisissure.
« Analyse de l’air » couvre plusieurs mesures distinctes, avec des méthodes et des durées différentes. Les confondre est la première cause de résultats inutilisables.
| Paramètre | Méthode | Durée du prélèvement | Repère de référence |
|---|---|---|---|
| Humidité relative | Hygromètre / enregistreur | 7 à 14 jours | 30 à 50 % (INSPQ) |
| Dioxyde de carbone (CO₂) | Capteur infrarouge | 24 à 72 heures | 1 000 ppm sur 24 h (Santé Canada) |
| Spores de moisissure | Échantillonnage volumétrique sur cassette | 5 à 15 minutes par pièce | Comparaison avec l’extérieur |
| Bactéries aérobies | Impaction sur gélose, culture en laboratoire | Analyse en 3 à 7 jours | Comparaison avec l’extérieur |
| Radon | Détecteur passif alpha | 3 mois minimum | 200 Bq/m³ (Santé Canada) |
| Monoxyde de carbone (CO) | Détecteur électrochimique | Mesure en continu | Toute lecture soutenue exige une évacuation |
Le CO₂ mérite une nuance : il n’est pas toxique aux concentrations résidentielles, mais c’est le meilleur indicateur indirect du taux de renouvellement d’air. Santé Canada le présente ainsi dans ses lignes directrices sur la qualité de l’air intérieur résidentiel. Une chambre fermée qui grimpe à 1 800 ppm la nuit ne signale pas un poison : elle signale que l’air n’entre pas.
Une visite type dure de 90 minutes à 3 heures pour une maison unifamiliale et suit toujours le même ordre. Une inspection visuelle et olfactive d’abord, pièce par pièce, incluant sous-sol, vide sanitaire et entretoit. Puis la thermo-hygrométrie et l’humidimètre sur les matériaux suspects. Ensuite seulement l’échantillonnage d’air, parce que les résultats ne s’interprètent qu’à la lumière de ce qu’on a observé.
Deux règles conditionnent la validité du prélèvement fongique. Un échantillon extérieur de référence doit être pris le même jour, à la même heure : sans lui, un décompte intérieur ne veut rien dire, puisque les spores existent naturellement partout. Et les portes et fenêtres restent fermées 12 à 24 heures avant la visite, ventilation mécanique en fonctionnement normal.
Quand la source suspectée se trouve dans le réseau de distribution, l’échantillonnage d’air s’accompagne d’une inspection robotisée des conduits : la caméra montre l’encrassement, le débris de construction ou la trace d’eau que le laboratoire ne fera que confirmer.

L’échantillonnage volumétrique exige un débit connu et un prélèvement extérieur de référence.
Le rapport d’une analyse bactériologique et fongique ne produit pas une note sur 100. Il donne des concentrations en UFC/m³ ou en spores/m³, une répartition par genre, et le même décompte pour l’extérieur. L’interprétation repose sur trois questions.
| Ce que montre le rapport | Interprétation usuelle | Action |
|---|---|---|
| Intérieur inférieur ou comparable à l’extérieur, mêmes genres | Situation normale | Surveiller l’humidité, aucun travaux |
| Intérieur supérieur, mêmes genres dominants | Accumulation, souvent liée à une ventilation insuffisante | Corriger le renouvellement d’air, nettoyer |
| Genres marqueurs d’humidité soutenue (Stachybotrys, Chaetomium, Aspergillus de groupe hydrophile) | Croissance active dans le bâtiment | Rechercher et couper la source d’eau, décontaminer |
| Décomptes faibles mais odeur nette | Colonie cachée derrière un matériau | Investigation ciblée, prélèvement de surface ou de matériau |
L’INSPQ insiste sur ce point dans son cadre d’intervention en qualité de l’air et salubrité de l’habitation : aucune valeur seuil universelle n’existe pour les moisissures en résidentiel. Le jugement se construit sur l’écart intérieur-extérieur, les genres identifiés et l’état réel du bâtiment.
Le radon est un gaz radioactif naturel issu de la désintégration de l’uranium dans le sol. Il entre par les fissures de la dalle, les drains et les puisards. Il est inodore et incolore, et représente la deuxième cause de cancer du poumon au Canada. La ligne directrice fédérale est de 200 Bq/m³ pour une exposition annuelle moyenne dans les pièces normalement occupées.
Deux conséquences pratiques. Un test de 48 heures ne suffit pas : les concentrations varient d’un facteur 2 à 5 selon la saison, la pression et le fonctionnement de la ventilation, d’où l’exigence d’un détecteur passif laissé au moins 3 mois, idéalement entre novembre et avril. Et si le résultat dépasse 200 Bq/m³, la correction passe par une dépressurisation active du sol, pas par un simple ajustement de ventilateur.
Les maisons québécoises récentes sont étanches par conception, ce qui est excellent pour la facture de chauffage et problématique pour l’air. Sans apport mécanique, l’humidité produite par la cuisson, les douches et la respiration reste à l’intérieur. C’est pourquoi les rapports d’analyse concluent si souvent sur la même recommandation : faire fonctionner le ventilateur récupérateur de chaleur en continu à bas régime et nettoyer ses filtres.
L’EPA classe la ventilation et le contrôle à la source avant tout dispositif d’épuration : diluer et évacuer bat filtrer. Concrètement, dans une maison où l’analyse révèle une humidité de 62 % en janvier, la séquence utile est la suivante.

Les repères chiffrés applicables aux maisons du Québec.
Les trousses vendues au détail reposent souvent sur une boîte de Petri laissée ouverte sur un comptoir. Le résultat est garanti positif : des spores se déposent dans n’importe quelle maison saine. Sans prélèvement volumétrique calibré ni référence extérieure, la donnée n’est pas interprétable, et surtout elle ne dit rien sur l’emplacement de la source.
Un service professionnel apporte trois choses : un débit d’échantillonnage connu, un laboratoire indépendant accrédité, et une inspection du bâtiment qui relie le décompte à une cause physique. Pour les maisons du secteur de Granby et de la Haute-Yamaska, l’équipe de Ventilo Exp’Air combine l’analyse, l’inspection des conduits et les correctifs de ventilation dans une même intervention.
Instrument measurements (humidity, CO₂, CO) are read on-site. Fungal and bacterial samples require laboratory culturing or microscopic counting, which generally takes 3 to 7 business days. Radon is the exception, requiring a 3-month sampling period.
No. In fact, the house should remain in its normal living condition. We simply ask that you keep the windows closed for 12 to 24 hours beforehand, avoid vacuuming just before the visit, and refrain from using scented products on the day of the test.
Indirectly. A high indoor count of hydrophilic mold species indicates active growth somewhere, but locating the source requires an inspection using a moisture meter, thermal imaging camera, or targeted opening of building materials. This is why an air quality analysis is never offered on its own.
There is no recommended testing frequency for a home without symptoms. The analysis is typically repeated to verify remediation work, after a new water damage event, or when new occupants experience recurring symptoms.
Yes, when the duct system is genuinely contaminated, such as after construction work, a fire, water damage, or in an older home that has never been maintained. However, it does not solve moisture problems or inadequate ventilation. Air duct cleaning is one part of the solution, not the entire solution.